ALBUM. FAMILLE DORN, ENTRE PETERSBACH – ALSACE – ET PARIS CAPITALE DE L’AMOUR… XXe.
Madame Dorn, compose et illustre l’histoire de sa vie.
» Petites photographies en nous fixant l’image
De bien des heures écoulées,
Vous êtes comme un très doux mirage
Des joyeux moments éloignés
Et c’est le cœur douloureux ou riant de plaisir
Que nous vous contemplons « bien chers souvenirs »
Il faut tout dire de cet album.
L’histoire qui s’écrit de page en page, raconte, a qui sait lire entre les lignes, toute la passion amoureuse d’un couple, d’une rencontre improbable entre l’Alsace et la capitale Parisienne. Deux personnages qui n’auraient jamais du se rencontrer, dans la logique de l’Histoire mondiale, se découvrent et se dévoilent.
« Découvert, à Paris – Puces de Vanves – lors d’un aller-retour pour Strasbourg, c’est en quelque sorte, un sauvetage in-extrémiste et improbable, d’un morceau d’une vie en lien avec ma région de départ. C’est en tout cas ce que je découvre en feuilletant rapidement les quelques pages sur l’étale du vendeur. Le charme de la mise en page richement illustrée de ses arabesques blanches ou les photos sont passionnément découpées puis recollées en compositions étonnantes, par une femme, madame Dorn. »
Le mariage de deux parties opposées.
« Les premières pages de l’album parlent d’un mariage en 1927, de deux tourtereaux amoureux, Fréderic Emile Dorn et sa belle Camille Guérin. C’est pourtant sa belle qui monte et compose ce témoignage de quelques années. Elle nous raconte en images les moments, les acteurs, qui ont précédé ou succédé, au jour de ce mariage. Elle se fait généalogiste d’un moment. Raconte l’histoire de sa famille et de la famille de son mari.
« Elle est née française, Camille Guerin, en région parisienne. Sa famille est française de souche. La 1er Guerre Mondiale, vient de s’achever. L’on comprend assez rapidement, car Fréderic Emile Dorn, lui est né Allemand en 1900 à Petersbach, en Alsace. A 18 ans il est sous les drapeaux, sans doute la dernière classe a être mobilisée en 1918 par le Kaiser, pour servir sur le front, après quatre années de guerre. Sera t’il envoyé sur le front ? Difficile à dire, il fera en tout cas ses armes à Wiesbaden avec ses camarades. Des horreurs de la guerre, il reste une image, elle est collée bien plus tard dans l’album, sans vraiment comprendre la raison, sous un cache en kraft brun, en dessous duquel, on découvre un cadavre britannique en putréfaction dans les tranchées. – Guerre de 1914, Champs de bataille – «
L’Alsace redevient française après l’armistice de 1918.
« C’est au retour des provinces perdues (l’Alsace et la Lorraine) à la France, suite à l’armistice et au traité de Versailles, que Frédéric Emile se voit, en 1921, dans l’obligation de re-faire son service militaire dans l’armée française à Pontoise. C’est certainement à ce moment entre 1921 et 1927, qu’il croise sa fiancé et qu’ils commencent certainement leur idylle en région parisienne.
» En 1929, un drame touche la jeune famille. Leur fille Jeannine, décède à l’age de 3 mois. Camille Dorn compose alors une belle page à la mémoire de cette enfant disparue trop tôt. Une mère, à sa toute petite fille, compose un poème de deuil, touchant et bouleversant, illustré du portrait post-mortem de la petite Jeannine. »
« La famille DORN, vivra entre Paris, au commencement, dans une petite chambre coquette et intime et Petersbach, la maison familiale pour les vacances et les fêtes de famille. L’Alsace n’est pas loin. »
– M. DORN Frédéric Emile.
– Né le 12/11/1900 à Petersbach – 67 – Bas-Rhin.
– Décédé le 27/04/1973 à Aulnay-sous-Bois – 93 – Seine-Saint-Denis.
– Acte de décès numéro 187.























































